Changement climatique

Air pollution in China

Homme portant un masque pour se protéger de la pollution atmosphérique dans la ville charbonnière de Linfen, en Chine.

La communauté mondiale se préoccupe de plus en plus des effets du changement climatique, qui découle en grande partie des émissions de gaz à effet de serre dans notre atmosphère. Une grande proportion de ces émissions est attribuable à la combustion de combustibles à base de carbone – que ce soit pour le chauffage, le transport, les procédés industriels ou la production d’électricité. Les émissions mondiales de dioxyde de carbone continuent d’augmenter à mesure que le monde s’industrialise.

Le Canada est l’un des nombreux pays qui réexamine ses options en matière de production d’électricité en prenant en compte le fait que chaque filière donne lieu à différents compromis entre l’électricité produite, le coût et les émissions de carbone. Comme le cycle de vie des centrales électriques s’étend sur plusieurs dizaines d’années, la plupart des pays (et, au Canada, la plupart des provinces) font appel à une combinaison de sources d’électricité, dont le charbon, le gaz naturel, l’énergie nucléaire, l’énergie hydraulique et d’autres énergies renouvelables.

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Source : Statistiques Canada.

La plupart des gens qui ont le souci du respect de l’environnement se tournent vers les énergies renouvelables comme l’énergie éolienne, solaire ou marémotrice pour trouver des solutions. Ces filières ne génèrent pratiquement pas d’émissions de carbone, sauf au cours de la construction de l’équipement et de l’infrastructure. On observe de nombreuses avancées concrètes sur le front de ces technologies, qui assurent toutefois moins de 2 % de la production d’électricité au Canada. Cette situation est attribuable en grande partie au fait non seulement que ces technologies sont trop nouvelles pour être répandues à grande échelle, mais aussi que le coût total de l’électricité sur leur cycle de vie est beaucoup plus élevé que dans le cas des sources classiques.

L’énergie hydraulique est à faible teneur en carbone elle aussi et représente une proportion beaucoup plus élevée du portefeuille énergétique canadien. Toutefois, son utilisation est limitée par le nombre d’emplacements qui se prêtent à l’aménagement d’un barrage dans un cours d’eau – et le Canada atteint déjà près de 90 %de sa capacité hydraulique.

James Hansen

James Hansen. Source : NASA.

Comme dans le cas de l’énergie éolienne, solaire, marémotrice ou hydraulique, la production d’électricité d’origine nucléaire n’émet pas directement de dioxyde de carbone ou d’autres gaz à effet de serre. Il s’agit de la seule filière à faible teneur en carbone pouvant facilement prendre de l’expansion qui peut offrir une source d’électricité fiable et abordable. Un portefeuille énergétique comprenant la filière nucléaire peut aider les gouvernements à atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et à accroître les chances d’éviter les pires effets du changement climatique à l’échelle mondiale. Si l’on remplaçait toutes les centrales au charbon du monde par des centrales nucléaires propres à faibles émissions de carbone, les émissions de dioxyde de carbone diminueraient de 30 % à l’échelle planétaire.

D’éminents écologistes et climatologues, notamment James Hansen, professeur au Département des sciences de la Terre et de l’environnement à l’Université Columbia et ex-dirigeant de l’Institut Goddard des études spatiales de la NASA, reconnaissent de plus en plus l’importance de l’énergie nucléaire dans le cadre d’un plan de lutte contre le changement climatique. En 2013, M. Hansen et trois autres chercheurs ont publié une lettre ouverte à l’intention des opposants à l’énergie nucléaire qui influencent la politique environnementale afin de les exhorter à revoir leur position. James Hansen a également diffusé une vidéo expliquant les avantages environnementaux inhérents aux centrales nucléaires modernes.