Retombées économiques

L’industrie nucléaire contribue à l’économie canadienne en créant des emplois, en générant des revenus et en stabilisant la production d’électricité – de même qu’en renforçant notre sécurité énergétique.

Creating jobs

L’industrie nucléaire canadienne crée environ 30 000 emplois directs et, en vertu de la sous-traitance, 30 000 emplois indirects.

Number of Canadian jobs in nuclear (French)

Les carrières dans l’industrie nucléaire offrent aux femmes et aux hommes des emplois stimulants assortis de salaires et d’avantages sociaux concurrentiels ainsi que de possibilités d’avancement intéressantes. Comme bon nombre des emplois requièrent des compétences spécialisées et des études supérieures, l’industrie nucléaire offre aussi un marché de l’emploi national pour les diplômés qualifiés et attire au Canada des professionnels compétents.

Au cours des 10 prochaines années, de nombreux emplois seront créés en raison des contrats de remise à neuf de centrales existantes, de la construction éventuelle de nouvelles centrales et du vieillissement de la main-d’œuvre. L’industrie s’évertue déjà pour attirer et former la prochaine génération de travailleurs du secteur nucléaire.

Revenus nationaux

L’industrie nucléaire canadienne a un chiffre d’affaires d’environ 6,6 milliards de dollars par an et verse 1,5 milliard en taxes et impôts fédéraux et provinciaux. Une grande proportion de ces revenus provient du secteur de l’uranium. Le Canada assure quelque 22 % de la production mondiale d’uranium et il exporte environ 85 % de ce qu’il produit.

En outre, le Canada exporte environ 50 % des radio-isotopes utilisés en médecine nucléaire dans le monde.

Faible volatilité

Le coût de l’électricité d’origine nucléaire est non seulement l’un des plus faibles parmi les différentes filières, mais aussi l’un des moins volatils. L’uranium est abondant au Canada et son prix a toujours été stable dans le passé.

Les entreprises – en particulier celles qui consomment beaucoup d’énergie – doivent pouvoir compter sur des prix stables pour faire des investissements à long terme dans les économies locales. De plus, celles dont la marge bénéficiaire est faible, par exemple les détaillants, sont vulnérables aux fluctuations de prix soudaines. Ces entreprises refilent l’augmentation de prix aux consommateurs, ce qui nuit à l’économie, ou elles cessent leurs activités, ce qui nuit au marché de l’emploi.

ATS automation

Des entreprises de fabrication comme ATS Automation de Cambridge, en Ontario, ont besoin de tarifs d’électricité stables. Source : ATS Automation.

En revanche, l’électricité produite à partir de combustibles fossiles est soumise à des fluctuations de prix considérables. Les centrales thermiques requièrent de grandes quantités de charbon, de mazout ou de gaz naturel, qu’il faut souvent transporter sur de longues distances. Plus le Canada s’en remettra aux combustibles fossiles, plus on peut s’attendre à ce que les tarifs d’électricité deviennent instables.

Offre nationale

Sur les 5,9 millions de tonnes estimatives d’uranium viable sur le plan commercial dans les réserves de minerai à l’échelle mondiale, le Canada en compte environ 494 000 tommes, soit quelque 8 %.

Grâce à cette abondance de combustible, le Canada bénéficie d’une sécurité énergétique considérable en dépit des fluctuations du prix des sources d’énergie partout dans le monde – ainsi que des embargos, des instabilités régionales et des conflits susceptibles de bloquer le transport des combustibles ou de faire fermer des installations de production.

De surcroît, le fait que le Canada dispose d’une source d’énergie relativement propre dont le prix est stable rehausse sa réputation sur les marchés financiers internationaux.