Coûts économiques

Lorsque les consommateurs canadiens achètent de l’électricité, on leur propose généralement un simple tarif. Pourtant, le tarif de chaque entreprise de services publics est établi en fonction d’une combinaison de sources d’électricité, faisant souvent appel à plusieurs filières de production – et les coûts pris en compte dans le tarif global varient grandement.

La production d’électricité à l’échelle industrielle coûte cher, quelle que soit la filière – nucléaire, mazout, charbon ou énergies renouvelables. Toutefois, il ne suffit pas de prendre en compte le coût de production, car le cycle de vie de chaque filière comprend de nombreux autres coûts. Il faut aussi prendre en considération les coûts parfois très élevés de la construction sécuritaire et efficace des centrales de même que ceux associés aux matières premières, à l’entretien et au déclassement des centrales à la fin de leur vie utile.

La filière nucléaire nécessite un gros investissement initial pour la construction des centrales et, à terme, leur déclassement, mais le faible coût d’exploitation compense ces montants élevés. L’uranium, qui est abondant au Canada, est l’une des sources d’énergie qui coûtent le moins cher et les centrales nucléaires en consomment relativement peu pour fonctionner à plein régime.

Le coût de l’électricité produite à partir de mazout est similaire à celui de l’électricité d’origine nucléaire, mais c’est l’énergie hydraulique qui coûte le moins cher. Malheureusement, ces deux modes de production comportent des limites. Ainsi, le mazout génère beaucoup d’émissions de gaz à effet de serre et le Canada a déjà atteint plus de 90 % de ses capacités de production d’énergie hydraulique.

L’énergie nucléaire fait baisser le prix de gros moyen de l’électricité pour les Canadiens.