Vie aquatique et utilisation des terres

Effets sur la vie aquatique

Water discharge diffuser

Diffuseur d’évacuation des eaux de la centrale nucléaire Darlington. Source : CCSN.

Les effets des premières centrales nucléaires sur les écosystèmes aquatiques suscitaient des préoccupations, principalement les effets des prises d’eau qui pouvaient piéger les poissons et ceux du rejet de l’eau servant de caloporteur à une température trop élevée pour la vie aquatique.

Il est vrai que les prises d’eau et les systèmes de refroidissement des centrales situées sur les rives d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau pouvaient avoir un effet nocif pour la vie aquatique, mais les prises d’eau sont dorénavant aménagées à une profondeur suffisante pour atténuer le plus possible les effets sur les poissons et conçues de manière à éviter de les piéger. Par ailleurs, on a modifié la conception des circuits d’évacuation pour aider à refroidir l’eau avant de la rejeter dans le cours d’eau ou le plan d’eau et on choisit un emplacement permettant de réduire les effets sur la vie aquatique.

Superficie au sol

En proportion de la quantité d’électricité produite, les centrales nucléaires occupent une plus petite superficie au sol que pratiquement tout autre type d’installation de production. Par exemple, si l’on construisait deux nouveaux réacteurs en Ontario, ils n’occuperaient qu’environ 40 hectares (ha) et pourraient produire environ 1 800 MW d’électricité (soit environ 0,022 ha/MW).

Comparativement, d’après la Union of Concerned Scientists, les barrages hydroélectriques inondent au moins dix fois cette superficie pour chaque mégawatt et transforment ainsi considérablement les réseaux hydrographiques. En outre, même si les éoliennes n’ont pas nécessairement d’effets sur les rives, le Laboratoire national pour les énergies renouvelables du Département de l’Énergie des États-Unis estime qu’elles occupent une très grande superficie par rapport à l’énergie produite – de l’ordre d’un tiers d’hectare par mégawatt.

Toutes les installations minières et les centrales nucléaires nécessaires pour répondre à la demande en électricité du monde entier occuperaient un territoire de la taille de la Nouvelle-Écosse. Pour produire la même quantité d’énergie au moyen de panneaux solaires, il faudrait un territoire équivalent à celui de l’Alberta. Dans le cas des éoliennes, ce serait un territoire de la taille du Québec.

Required land use to supply global electricity - 2 (French)

Comme dans tout grand projet, l’accès routier et les travaux de construction peuvent avoir des répercussions sur les terres et les rives, mais ces effets sont gérés au Canada en vertu des normes environnementales qui s’appliquent aux industries du transport et de la construction.